Responsabilité Sociétale des Entreprises : Performance globale (4/4)

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La définition par l’entreprise de son ambition RSE (en accord avec sa vision, sa raison d’être, ses valeurs, son écosystème, les attentes de ses parties prenantes, l’analyse de ses risques et opportunités), le déploiement de sa démarche RSE intégrée dans sa stratégie globale sur des fondations solides (respect des hard et soft laws, éthique, gouvernance responsable) contribuent à la création de valeur partagée et à l’accroissement de la performance globale de l’entreprise.

Pourquoi une Politique RSE ?

Pourquoi toute cette démarche ?

  • Pour la création de valeur à la fois pour l’entreprise et pour ses parties prenantes.
  • Pour le développement de nouvelles activités de nouveaux produits et services, pour être performant économiquement,
  • Pour attirer et garder les talents, développer la fierté de travailler dans l’entreprise, pour être performant socialement,
  • Pour limiter les impacts environnementaux et les risques associés pour l’entreprise, pour développer et proposer des solutions aux enjeux du développement durable, pour être performant environnementalement,
  • Pour répondre aux attentes de l’ensemble de ses parties prenantes, agir de manière responsable dans l’ensemble de ses activités yc dans sa supply chain, pour être performant sociétalement.

Ce que Michael Porter a popularisé sous le terme de shared value, de valeur partagée, couvre la création de valeur pour l’entreprise et pour son écosystème.

 

La création de valeur

La création de valeur par l’entreprise tient tout d’abord à son existence, quelle que soit son activité, notamment :

  • L’entreprise est pourvoyeuse d’emplois pour ses salariés, et au-delà,
  • L’entreprise développe l’activité de ses fournisseurs et sous-traitants et contribue au développement du tissu économique,
  • L’entreprise fournit à ses clients des services, des produits qui leur permettent d’accroître leur activité et répondre aux besoins de leurs clients,
  • L’entreprise paye des impôts, des taxes, des charges sociales, ainsi que ses salariés et partenaires et ils contribuent ainsi au financement des services publics de la nation,
  • L’entreprise paye des intérêts à des banques et organismes financiers qui financent son développement et celui du tissu économique,
  • L’entreprise paye éventuellement des dividendes à des actionnaires, dont des particuliers ou des fonds de pension.

Par ailleurs, la création de valeur par l’entreprise va au-delà de sa simple existence, par exemple par :

  • Les solutions qu’elle apporte pour répondre à des enjeux du Développement Durable,
  • Les financements, mentoring, mécénats yc de compétence, qu’elle développe pour l’économie sociale et solidaire, l’éducation, les sports … ou pour lesquels elle supporte les actions volontaires de ses salariés,
  • Le soutien qu’elle apporte à de jeunes pousses, à d’autres entreprises dans leur développement, aux territoires où elle opère, en dehors de ses activités directes.

 

Les bénéfices pour l’entreprise

Les actions responsables de l’entreprise, qu’elles soient dans les sphères sociales, sociétales ou environnementales, contribuent à sa performance économique. L’étude publiée par France Stratégie en Janvier 2016 et réalisée auprès de 8.500 entreprises dont de nombreuses PME, conclut que « quelles que soient la mesure de la performance économique et la dimension de la RSE, on observe un écart de performance économique d’environ 13 % en moyenne entre les entreprises qui mettent en place des pratiques RSE et celles qui ne le font pas ».

Mais plus que ce chiffre global, quel qu’il soit, un point majeur réside dans le fait que cet écart de performance soit de « 20 % pour la dimension ressources humaines » parmi les pratiques RSE.

Les impacts positifs d’une démarche RSE contribuent à l’acceptation de l’entreprise par ses parties prenantes, par la société civile, lui assurent sa « license to operate ». Ils font aussi sentir leurs effets sur l’ensemble de l’entreprise (yc dans les statistiques sécurité, absentéisme …) et dans ce qui est plus difficilement mesurable (présentéisme, bien-être au travail, engagement…) mais tout aussi important.

Une ambition RSE affirmée, concrétisée par ses axes d’engagements et les actions afférentes années après années, partagée par tous au sein de l’entreprise, constitue un puissant moteur non seulement pour répondre aux attentes des parties prenantes externes, mais aussi pour la motivation, l’engagement, la recherche de sens des collaboratrices et collaborateurs au sein de l’entreprise qu’ils soient permanents, contractuels, temporaires.

 

Enfin, en dehors des très grandes agglomérations et notamment pour les ETI et PME, il n’est pas toujours facile d’attirer les collaborateurs les plus compétents et performants. Les générations actuelles sont de plus en plus sensibles à la responsabilité sociétale.

C’est un des critères qui peut les amener à choisir une entreprise et encore plus à ne pas chercher à la quitter, contribuant ainsi durablement à la performance globale de l’entreprise.

D’où l’importance d’une démarche RSE claire, robuste, sincère, adaptée à l’entreprise, répondant aux attentes de ses parties prenantes, bâtie sur des fondations solides et largement partagée.

 

Article rédigé par : Gérard Langlais – Consultant ARCLÈS

 


Responsabilité Sociétale des Entreprises : Quelques notions (1/4)

Responsabilité Sociétale des Entreprises : Quelle démarche ? (2/4)

Responsabilité Sociétale des Entreprises : La pyramide de la RSE (3/4)

Responsabilité Sociétale des Entreprises : Performance globale (4/4)

 

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