Regard International : L’édito ARCLÈS #92

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Retrouvez dans cette rubrique un édito que vous propose ARCLÈS sur le thème de l’international. Ce regard sur l’actualité du monde s’appuie sur de nombreuses sources d’information lues et digérées pour vous.

 

Maintenir l’élan

Après le plus gros de la crise, les bonnes volontés sont nombreuses et les énergies accumulées prêtes à se libérer ; cependant, tous les experts se plaisent à souligner que les reprises s’étaleront dans le temps selon des parcours peu linéaires et instables. Aussi, il sera risqué de se contenter d’un élan initial et de penser que tout finira par s’arranger et ramener les pays, les populations, les entreprises et les marchés dans un ordre proche de celui des temps anciens. Deux menaces se précisent ; les nouveaux schémas seront certainement différents et les positions une fois stabilisées montreront des disparités qui déclasseront ceux qui n’ont pas anticipé ; la première poussée ne pourra pas suffire à alimenter les remises en marche et seuls des efforts continus viendront au bout de la double crise (sanitaire et économique) selon les scénarios envisagés à 18 mois.

En Europe, la reprise très nette de la consommation a donné le signe du démarrage mais des indices comme celui des investissements montrent déjà de la faiblesse, alors que les PIB sont entre 94% et 95% de ceux de 2019. Autre indicateur, celui de la croissance du nombre des anciens chômeurs, désinscrits pendant la crise et qui sont passés à l’inactivité ; leur pourcentage est arrivé à 8,3% des adultes en âge de travailler (contre 7,5% en 2019) ce qui en fait une statistique aussi importante que celle des chômeurs (entre 7% et 10%) et une preuve de la sous-utilisation inquiétante de la main d’œuvre.

Le sommet en cours du G7 se penche sur plusieurs sujets majeurs précédemment écartés par l’administration Trump ; notamment celui des liens entre européens et nord-américains dans les contentieux avec la Chine et avec la Russie. Nul doute qu’il faudra se féliciter de ce meilleur dialogue, surtout transatlantique mais il n’est pas certain que les européens commenceront à vraiment traiter les vraies questions qui y seront posées.

Le prix du pétrole est remonté sous la double influence de la maîtrise de l’offre et de la reprise nette des consommations ; beaucoup de producteurs retrouvent des excédents commerciaux, mais en contre-exemple, l’Algérie qui n’a pas résolu ses questions politiques intérieures doit se tourner vers le désarrimage du dinar par rapport au dollar afin de ménager ses réserves de devises fortement diminuées.

A noter que l’Afrique du Sud tente de résoudre son manque récurrent d’investissement dans l’énergie électrique en autorisant le secteur privé à s’équiper de petites unités locales jusqu’à 100 MW au régime de l’autoconsommation. Il n’est pas certain que cette voie qui satisfera la demande, n’ira pas encore fragiliser l’entreprise nationale ESKOM.

 

Article rédigé par : Benoit Bescond – Associé ARCLÈS

 

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