Regard International : L’édito ARCLÈS #86

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Retrouvez dans cette rubrique un édito que vous propose ARCLÈS sur le thème de l’international. Ce regard sur l’actualité du monde s’appuie sur de nombreuses sources d’information lues et digérées pour vous.

 

Stupeur et tremblements

Sans parodier le roman éponyme, force est de constater qu’après douze mois sous virus, le monde est encore partagé entre l’immobilité stupéfiante qui a interrompu nombre des processus ordinaires et les secousses de décisions extrêmes balançant entre des stops d’urgence et des redémarrages trop optimistes. Cette mauvaise mécanique qui use les énergies et qui broie une partie des plus faibles impose un régime tétanisant qui pourrait faire perdre de vue les essentiels. Peu sauraient dire, non pas où va le monde, mais simplement où il veut aller.

Dans la tentative de se préparer à l’après, il serait erroné de croire que les gens, les pays, les entreprises et même les idées n’auront pas changé. Ainsi et sous réserve d’un constat qui sera progressif, nous verrons que les rapports de force économiques auront été bousculés, que la notion de minimum essentiel n’aura pas eu partout la même interprétation, que la mercuriale des prix des énergies aura changé et même que le dynamisme puissant attribué à la Chine se sera estompé. Sans compter qu’en tirant les leçons de la crise sanitaire, les gouvernants devront financer de nombreux investissements pour rechercher et établir des parades à d’éventuelles futures pandémies.

Mais pour une fois, le lendemain dont on parle n’est pas à quelques décennies devant nous mais à quelques mois ; cela justifie de relever les têtes et de percer le brouillard résiduel afin de ne pas figurer parmi les derniers à réagir. En zone euro par exemple, il est régulier d’entendre que la normale (PIB 2019 de référence) serait retrouvée en 2022 ; mais rien n’est moins sûr, tant les bases mêmes de l’activité économique d’ici deux ans différeront de celles d’avant.

La crise a élargi l’écart avec les pays émergents, alors que ces derniers sont aussi et à plus d’un titre les porteurs de solutions avec des ressources, des savoir-faire et des environnements naturels édifiants.

Pour achever le tour d’horizon des changements, le monde sera attentif aux futures relations entre les deux grandes puissances économiques, une fois la gouvernance Biden en place. Rien ne semble devoir apaiser les tensions cruciales et stratégiques sous-jacentes, même si on peut espérer un dialogue plus policé et que des vérités parfois désagréables puissent être échangées. Le travail de relecture peut commencer…

Et pour ceux qui s’intéressent à l’économie, voici deux documents conseillés :

Scénario Monde 2021-2022

 

Article rédigé par : Benoit Bescond – Président d’ARCLÈS

 

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