Regard International : L’édito ARCLÈS #84

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Retrouvez dans cette rubrique un édito que vous propose ARCLÈS sur le thème de l’international. Ce regard sur l’actualité du monde s’appuie sur de nombreuses sources d’information lues et digérées pour vous.

 

Tectonique des plaques à l’âge du virus

Notre dernier éditorial (#83) était daté du 3 novembre, date à laquelle les États-Unis d’Amérique devaient élire leur président. Trois semaines plus tard, la situation qui prévaut est au minimum baroque, le dépouillement du vote ayant donné lieu à un feuilleton ahurissant.

Aujourd’hui, malgré les combats d’arrière-garde de l’occupant de la Maison-Blanche, on peut sans trop de risque affirmer que Joe Biden sera le 46ème président des États-Unis, avec une courte majorité à la Chambre et probablement un Sénat républicain, sous l’œil d’une Cour suprême conservatrice.

L’épidémie de la Covid19 devrait être une des priorités de la nouvelle administration. Elle était le sujet central du G20, qui a eu lieu dans un climat plutôt constructif, malgré (ou grâce à) la quasi absence de Donald Trump. La prise de conscience semble acquise de la globalité du problème, et le souci de ne pas oublier les pays en développement dans le soutien économique et la distribution des vaccins semble partagé, même si la mise en œuvre est à vérifier ultérieurement.

La période a vu des annonces très encourageantes quant aux candidats vaccins. Trois devraient être rapidement disponibles. Mais l’urgence de l’action publique est tout autant dans la gestion fine des règles de contention de l’épidémie, entre resserrement et relâchement des contraintes, selon les pays, régions, secteurs, etc., car il faudra sans doute vivre avec ces dispositifs pendant quelques trimestres.

Au plan économique, le chef économiste de l’Union européenne ne voit pas le PIB du bloc retrouver son niveau de 2019 avant l’automne 2022. D’ici là, les gouvernements et les banques vont devoir se poser la question de savoir quelles entreprises ou quels métiers méritent d’être sauvés. Mais en fonction de quoi décider ? Tant que les perspectives sanitaires en sont pas claires, les réponses ne seront pas tranchées. Et les banques ne sont guère mieux équipées que les gouvernements pour répondre.

Au plan économique mais aussi géopolitique, l’une des nouvelles majeures de la période concerne le vaste accord de libre-échange signé par la Chine, le Japon, la Corée du Sud, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, les pays de l’ASEAN, soit 2,2 milliards de personnes. Les objectifs cités sont d’accélérer la sortie de crise post-Covid19, de fluidifier les chaînes d’approvisionnement, de simplifier les procédures, etc. Multilatéralisme classique, sous l’aiguillon de la pandémie, et avertissement à l’Amérique trumpienne.

Le réveil des conflits du Nagorny-Karabakh et du Tigré en Ethiopie rappelle que la guerre, civile ou pas, existe toujours quelque part et peut affecter à tout moment des pays partenaires.

 

Article rédigé par : Patrick Postal – Partenaire ARCLÈS

 

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