Regard International : L’édito ARCLÈS #67

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Retrouvez dans cette rubrique un édito que vous propose ARCLÈS sur le thème de l’international. Ce regard sur l’actualité du monde s’appuie sur de nombreuses sources d’information lues et digérées pour vous.

 

Espoir sans croissance : est-ce crédible ?

Même si aucune catastrophe ne semble imminente, l’actualité économique mondiale relève beaucoup d’indicateurs gris, voire graves. Plus personne ne s’estime capable de sortir de la période sans devoir essuyer des revers voire des déboires alors que globalement la croissance moyenne est très affaiblie mais tous gardent l’espoir d’une résolution qui les épargneront, au moins pour l’essentiel. Est-ce bien raisonnable et faut-il s’en alarmer ?

La France est un bon exemple ; sa relative stabilité retrouvée et sa moindre dépendance de marchés d’exports ou de matières premières, lui permet de conduire quelques réformes et de courber le dos, tout en devant réaliser qu’à côté d’une inflation à 1% environ, la croissance en 2019 sera très faible. Personne ne peut dire si cette attitude sera suffisante et durable.

Le Royaume-uni va friser la récession et la volatilité tant de la consommation que des conséquences du Brexit, interdit de se projeter avec confiance au delà de la fin d’année.  En Europe encore, la Slovaquie touchée par le ralentissement de la construction automobile, se trouve dans le ciseau d’une croissance de la consommation et de l’abaissement des marges des entreprises, et donc de ses revenus prochains. La Serbie de son côté a accepté de devenir un » comptoir chinois de la route de la soie » tout en voulant se ménager un avenir avec l’UE ; la compatibilité n’est pas certaine alors que l’épineuse situation du Kosovo n’est pas résolue à l’international.

En Afrique, le Niger s’apprête à devenir un grand production de pétrole, mais le chantier du nouveau pipeline via le Bénin, ne sera pas suffisant pour rassurer sur les capacités de ce pays à gérer un afflux de ressources dont la bonne redirection vers les intérêts locaux n’est pas certaine. Le Sénégal pour sa part semble mieux préparer l’augmentation de son statut de producteur gazier ; avec une économie plus diversifiée et une politique plus stable, il vise une croissance annuelle à plus de 6% ce qui en confortera le statut de pôle régional.

Au proche et moyen-Orient, l’Arabie Saoudite est obligée de tenir compte d’une situation réellement plus risquée, mais que les marchés ne voulaient pas voir jusque là. Il s’en suit une nouvelle défiance qui vient s’ajouter aux facteurs d’instabilité politique déjà développés. Quant au Liban, ce pays est l’objet de nombreux avertissements très sérieux, certes économiques mais puisant leur origine dans un imbroglio politique connu, local mais dont personne ne voit plus la fin parce qu’il est empêtré dans une logique internationale liée à ses voisins.

 

Article rédigé par : Benoît Bescond – Consultant ARCLÈS

 

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