Regard International : L’édito ARCLÈS #63

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Retrouvez dans cette rubrique un édito que vous propose ARCLÈS sur le thème de l’international. Ce regard sur l’actualité du monde s’appuie sur de nombreuses sources d’information lues et digérées pour vous.

 

Seul on va vite, ensemble on va plus loin

Cette citation attribuée à Nelson Mandela illustre la logique de ceux qui n’ont pas besoin d’aller loin, par conservatisme ou aveuglement ; ils choisissent le repli sur soi et l’agitation, puisque les bénéfices de l’action commune leur ont échappé.

Les règles adoptées aux plans politiques et économiques ne peuvent valoir durablement que tant que les avantages de l’OMC, de l’Union Européenne, des traités de paix et plus loin, de l’ONU et des structures démocratiques sont visibles. A défaut, les alliances se défont, les accords se rompent et la tentation augmente de contourner les lois. Ce sont là les obstacles que rencontrent les démocraties, les unions et tous ceux qui d’expérience n’ont pas oublié.

La difficulté d’aligner des positions économiques et politiques en commun dans l’UE, comme toutes les incertitudes sur l’avenir des équilibres commerciaux, dont pourtant chacun reconnaît l’importance, n’empêchent pas le nombre des discordes d’augmenter.

Dans leurs petits espaces propres, les pays de l’UE, France comprise, ont du mal à satisfaire à la fois présent et futur, consommation et épargne, investissement et fonctionnement. En tirant à la limite des chiffres, l’exemple italien est édifiant à cet égard, même des reproches un peu similaires pourraient être adressés à la majorité des pays européens. Mais un peu plus loin, on pourrait dire que la Turquie est à la limite des urnes ou que l’Algérie est à la limite de son système social et politique.

En allant plus loin, la Géorgie connaît une crise politique plus silencieuse que celle de Hong-Kong mais dont le rapport avec le puissant voisin est semblable. L’indépendance absolue est-elle un but ou un moyen : voilà la question quand les interdépendances sur la planète se révèlent chaque jour un peu plus, que ce soit des économies, du climat, de l’unicité des sciences ou de la nature.

Dernier avatar avant l’été, l’accord entre l’UE et le Mercosur cristallise pour lui les envies d’entraides et de codéveloppement et contre lui, les craintes du partage avec l’inconnu. Mais on sait qu’il faut savoir risquer, comme l’écrivait Florian* dans « le paysan et la rivière » à l’homme qui attendait pour traverser que la rivière cesse de couler : « vous perdez en projets les plus beaux de vos jours. Si vous voulez passer, jetez-vous à la nage, car cette eau coulera toujours » (JP Claris de Florian, auteur de fables 18° siècle).

 

Article rédigé par : Benoît Bescond – Consultant ARCLÈS

 

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