Regard International : L’édito ARCLÈS #53

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Retrouvez dans cette rubrique un édito que vous propose ARCLÈS sur le thème de l’international. Ce regard sur l’actualité du monde s’appuie sur de nombreuses sources d’information lues et digérées pour vous.

 

Crispations et récession

L’aversion aux risques tant décriée pour son rôle de démotivation des investisseurs n’est plus semble t-il la seule cause des reculs de la croissance et des ralentissements des échanges. En deux mots, le mal vient plutôt de ce que le risque ne paie plus (assez) et que la maîtrise des inflations a fini par établir des zones « économiquement plates » sans possibilité d’y faire vivre tous ses acteurs et de rémunérer les capitaux investis. Cause ou conséquence de cette atonie, des secteurs clés comme l’automobile en Allemagne souffrent depuis 6 mois d’une baisse générale de la demande extérieure et les perspectives USA-Chine n’augurent aucune reprise dans ce contexte.

A ce stade, la zone Euro va continuer de devoir faire le gros dos et de maintenir des taux bas, même si on a ici ou là comme en Espagne et surtout en Grèce des signes de croissance robuste (>5%). L’Europe arrive après d’autres pays puissants du monde, à l’idée que le libre commerce et la circulation des capitaux n’empêche pas l’exercice d’un nationalisme sur ces mêmes capitaux. Les cas Nissan-Ghosn, Air-France-KLM ou Alstom-GE sont là pour rappeler combien malgré l’OMC, les puissances s’exercent et peuvent contre carrer des projets par ailleurs séduisants et à priori bénéfiques.

Le bilan 2018 et les pronostics 2019 pour le Maroc sont en demi-teinte, avec autant de raisons d’y croire que d’autres de voir perdurer des déficits moyens et une gouvernance empêtrée.

Toujours en Afrique du Nord, le feuilleton algérien se poursuit et la récente annonce du report des élections ne règle en rien la question démocratique.

La Turquie, dont les indices économiques passent par des extrêmes depuis deux ans, se trouve maintenant en récession, payant probablement là le prix de ses engagements aventureux en Syrie et les blocages de sa relation avec les USA.

 

Article rédigé par : Benoît Bescond – Consultant ARCLÈS

 

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