Fin du monde ou fin de mois ? (2/3)

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L’actualité nationale depuis plusieurs mois met en avant les problèmes de fin de mois de nombreux français avec en toile de fond le mouvement des gilets jaunes. D’autre part, sur un plan plus international, il existe aussi les « gilets verts » qui mettent de plus en plus en avant les risques de fin du monde que nous courrons.

Les esprits s’échauffent et ARCLÈS vous propose alors un regard en 3 parties sur la question du réchauffement de la planète, ses causes et ses conséquences possibles notamment sur nos futurs modes de vie.

 

Quelle est l’origine de ce réchauffement ?

Le siècle précédent a vu la montée de la température du globe. Mais il a aussi été marqué par le développement fulgurant du machinisme et par l’usage intensif de la voiture. Plus généralement il s’est distingué par une élévation sans précédent du niveau de vie. Pour satisfaire cette croissance, il a donc fallu recourir aux sources d’énergie. On a vu ainsi la construction des grands barrages pour fournir l’électricité, mais aussi l’utilisation intensive du charbon, du gaz et surtout du pétrole pour la mobilité. C’est ce que montre le graphique ci-dessous au niveau global.

Évolution de la consommation mondiale d’énergie primaire (1860-2010)

Cette courbe semble corrélée avec celle de l’évolution des températures sur la même durée. Ceci s’explique par les émissions de gaz carbonique (CO²) produites par la combustion des énergies fossiles. Ce gaz contribue à l’effet de serre et donc au réchauffement climatique dont le schéma ci-après rappelle le principe.

Libéré en quantité supérieure à ce que la nature est capable d’absorber, le CO² vient s’additionner aux autres gaz à effet de serre, comme la vapeur d’eau, amplifiant ainsi le phénomène. Même si on ne peut lui attribuer avec certitude la totalité du réchauffement, il y contribue dans une proportion importante.

 

Doit-on pour autant réduire le niveau de vie ?

Rappelons-le, un des objectifs de la LTECV (loi de transition énergétique pour la croissance verte) est de réduire la consommation énergétique finale de 50 % en 2050 par rapport à 2012 et porter le rythme annuel de baisse de l’intensité énergétique finale à 2,5 % d’ici à 2030.

Si on suivait cet objectif de décroissance énergétique à la lettre, la consommation finale d’énergie par habitant en 2050 en France serait, toutes sources confondues, au niveau de celle de l’Algérie en 2014 !

Quelques exemples de consommation finale (tep/hab)

Autant dire que cet objectif est peu crédible, même si l’on fait des efforts importants pour réduire les pertes d’énergie et améliorer le rendement des appareils. La consommation d’énergie par habitant étant un indicateur représentatif du niveau de vie, la population aura beaucoup de mal à accepter un tel sacrifice dans un contexte d’inégalité sociale réel ou ressenti, même si elle est consciente de l’enjeu.

Tous les efforts doivent donc porter sur la chasse au gaspillage (isolation des bâtiments, changement des ampoules pour des LED, etc.) et les performances des appareils (moteurs, capteurs solaires…).

 

Article rédigé par : Georges Richerme – Consultant ARCLÈS

 

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